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Ostéopathie - Ostéopathe DO
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Imagerie par résonnance magnétique nucléaire (IRM)

Cette technique d’imagerie (IRM) date des années 1980 qui permet de voir en 2 ou 3 dimension tout ou partie du corps humain. Son fonctionnement est basé sur une combinaison d'ondes électromagnétiques à haute fréquence envoyée sur une partie du corps grâce à l’analyse signal réémis par certains atomes.
Le nom complet de l'IRM est image à résonnance magnétique nucléaire ou IRMN, mais on oublie volontairement le terme nucléaire pour ne pas effrayer les patients qui associent souvent à tort le mot nucléaire avec les rayonnements ionisants.
Le principe est basé sur le phénomène de résonance magnétique nucléaire qui porte portant sur le couplage entre le moment magnétique du noyau des atomes et le champ magnétique externe (travaux de Félix Bloch et Edward Mills Purcell en 1946).
Le scanner, autre nom de l’IRM, permet d’observer les tissus mous mais pas l'étude des tissus durs (par exemple lors d’une fracture) et n’est pas invasif, n’y irradiant. On l’utilise fréquemment pour la recherche biomédicale : par exemple en neurosciences cognitives pour mesurer l'activité des différentes zones du cerveau.
Dès 1969 Raymond Vahan Damadian propose d'utiliser la résonnance magnétique nucléaire dans un but médical avec la détection des tumeurs. En 1973 on réalise pour la première fois une imagerie en utilisant le principe des gradients permettant de capturer l'image d'une "coupe virtuelle" d'un objet en deux dimensions. Le poivron a été le premier « objet » à avoir été étudié par IRM.
Les années suivantes permettent des avancées rapides grâce aux progrès réalisés en informatique et en électronique. En 1975 les premières images de tissus humains sont réalisées puis en 1977 est également réalisée la première image d'un corps humain vivant.
Au final l'IRM est devenue une technique puissante dans le domaine de l’imagerie médicale et ne cesse de progresser. Les découvertes dans ce domaine de Peter Mansfield et de Paul Lauterbur furent récompensées par le prix Nobel de physiologie en 2003.
L’examen, sans douleur, dure en moyenne de 10 à 30 minutes et un examen complet entre une demi-heure et une heure. On allonge le patient sur une table motorisée sur laquelle il ne doit pas bouger, seule la table se déplace automatiquement pour le faire passer dans l'antenne. Le bruit est notable mais pas assourdissant, seules les claustrophobes se sentent mal avec la sensation d'enfermement dans ce tube ouvert. Le patient est en pyjama mais ne doit porter aucun objet métallique (montre bracelet, bijoux, clés etc.).
Les contre-indications sont la présence de métaux dans le corps (sauf prothèse hanche et genoux), les clips vasculaires cérébraux, les corps étranger métallique intra-oculaire (accident de chasse, de meulage...), les valves cardiaques non compatibles, les stimulateurs cardiaques, les pompes à insuline, les neuro-stimulateur, les dispositifs transdermiques (certains possèdent un mince halo métallique), les insuffisants cardiaque ou respiratoire, l’impossibilité de rester immobile (patient pusillanime, enfants, troubles psychiatriques), l’insuffisance rénale sévère (uniquement en cas d'injection de produit de contraste), la grossesse…
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